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Liberté de la presse et caricature

Posté le : 18/03/2019

Indignée par la parution d’une caricature présentant « une femme politique sous les traits d’un bébé trisomique » en une d’un hebdomadaire satirique, une association de lutte contre l’handiphobie porte plainte pour injure publique et incitation à la haine contre les personnes atteintes de trisomie 21. En vain. Saisie de l’affaire, la Cour de cassation juge que s’il est regrettable que le dessin incriminé ait pu choquer et meurtrir les personnes atteintes de trisomie 21, ce dessin et son titre ne visent pas les personnes atteintes de ce handicap mais ciblent seulement la femme politique après les propos qu’elle a tenus et la polémique nationale qui les a suivis. Elle ajoute que la publication incriminée ne contient pas non plus d’incitation précise à adopter un comportement de rejet à l’égard des personnes atteintes de trisomie 21 à raison de leur handicap.